QUITTER LA BANLIEUE ET SE FAIRE CITADINS

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Texte : Suzanne Lefebvre

Pénélope et Guillaume*, originaires de la Rive-Sud de Montréal, louent un appartement « en ville » depuis quelques années déjà. Chérissant l’idée de se rapprocher de leur travail respectif, ils sont prêts à faire le grand saut, en projetant faire l’achat d’un condo sur l’île de Montréal.

Afin de bien démarrer leur grand projet, le couple décide de faire une liste de tous les critères qui devront être respectés :

  • Vivre la vie de quartier, tout comme en banlieue;
  • Avoir accès au métro à distance de marche;
  • Habiter tout près du marché Atwater;
  • Avoir un garage, même s’ils n’ont pas de voiture, puisqu’ils
    pourront facilement louer l’espace, en attendant d’en acheter une;
  • Et pourquoi pas un gym, une piscine, en plus d’un chalet urbain
    avec vue panoramique sur Montréal!

Pour réaliser leur rêve, Pénélope et Guillaume choisissent de travailler de pair avec un courtier immobilier afin d’être bien conseillés tout au long du processus d’achat. Après quelques rencontres et discussions avec le courtier en question, ils choisissent d’orienter leur recherche vers le quartier La Petite-Bourgogne, de l'arrondissement Le Sud-Ouest de la ville de Montréal. Ils y ont visité plus d’une vingtaine de copropriétés et fait quatre offres sur quatre propriétés différentes avant qu’une d’entre elles soit acceptée. Vous vous demandez, mais pourquoi quatre offres? La raison est simple, chaque fois, ils se retrouvaient en situation d’offres multiples, et le mot d’ordre était de respecter le budget initial et de ne pas payer plus. Marché actif et quartier prisé obligent. Généralement, le plus offrant l’emporte et sachez que certains acheteurs ne lésinent pas sur le prix offert, ne laissant aucune chance de négociation aux autres. Le condo finit presque toujours par se vendre au prix affiché, voire même plus cher. Il faut donc respecter son budget et s’assurer que le prix de vente correspond bien au marché en vigueur, sinon vous risquez de perdre de l’argent sur la valeur de la propriété, surtout si vous vous retrouviez à revendre dans la prochaine année. Il est essentiel de vérifier les comparables et de bien étudier le marché pour faire un achat judicieux, qu’on ne regrettera pas.

Ça peut parfois être facile de s’emballer quand on a un coup de cœur, mais il faut essayer de rester réaliste. Le rôle du courtier immobilier dans ce cas-là sera de vous rappeler vos critères de départ et votre budget bien évidemment, afin de prendre la bonne décision. 

Sur une des offres, le condo s’est vendu 20 000 $ de plus que le prix demandé. Sa valeur au pied carré de superficie habitable est rendue tellement plus élevée que le marché actuel qu’il y a de fortes chances que ça prenne plusieurs années pour que le prix payé corresponde au marché éventuel.

Sur les deux autres condos convoités, les offres acceptées étaient un peu plus élevées que celle du couple, on parle d’une différence d’à peine 500 $! Dans le quartier convoité, les condos partent vite dans l’échelle de prix où Pénélope et Guillaume se situaient. Dans ces cas-là, il faut être vigilant et demander une visite dès qu’on reçoit l’alerte de nouveauté. Si l’intérêt persiste après une visite, on doit faire une offre sur-le-champ, car si le condo est le moindrement intéressant, il risque d’être vendu très rapidement. Avouons que ça peut paraître stressant pour les acheteurs d’avoir à bouger aussi rapidement, surtout si c’est un premier achat. D’où l’importance d’être bien accompagné par un courtier qui connaît vos besoins et qui pourra vous conseiller tout au long du processus.

Pénélope et Guillaume sont désormais les heureux propriétaires d’un condo qui leur plaît — dans le quartier convoité — en plus d’avoir respecté la liste de tous les critères qu’ils s’étaient fixés au départ. Une fin heureuse pour ce couple de banlieusards devenus citadins!

* Le texte s’inspire d’une histoire vraie, mais le nom des protagonistes a été modifié afin de protéger leurs vies privées.